facebook twitter instagram

Sujet

Le voyage de l'obsidienne Vol.1

Colonne
Le voyage de l'obsidienne Vol.1
L'obsidienne traverse le détroit de Tsugaru



Lorsque nous visitons des musées d’histoire, nous attendons souvent à voir des outils en pierre.
“Hmm, des outils en pierre. . . ça n'a pas l’air intéressant”, pense la plupart des gens. Des personnes qui s'intéressent à l’archéologie voudrons peut-être les regarder de plus près, mais elles ne sont pas très nombreuses. Je suis une de ces personnes.
J'aime en particulier les figurines en terre cuite de l'époque Jomon, appelées dogū. Je suis fou des dogu. Ce qui me fascine à propos de ces figures en terre, c'est qu'elles ont des visages. Les visages me permettent de ressentir plus facilement de l’empathie envers les figures et de me faire une idée de leurs auteurs d'autrefois, le peuple Jomon.
Avec les outils en pierre, cependant, il n’y a pas de visage, et cela ne permet pas de faire preuve d’empathie envers eux.
C’est en tout cas, ce que je pensais. . .

À Kikonai, Hokkaido, des fouilles sur le site de Kōren 5 ont permis de découvrir des vestiges d’habitations datant d’il y a environ 4500 ans, et notamment deux pointes de flèche en obsidienne provenant de la région du col Wada, dans la préfecture de Nagano. Elles sont conçus pour être fixés à la pointe de flèches et la plus grande mesure environ 2,5 centimètres de long. La distance entre la mine d’obsidienne de Nagano et l'endroit où elles ont été trouvées à Hokkaido est d’environ 650 kilomètres à vol d'oiseau. Cependant, comment elle n’a pas pu se déplacer en ligne droite, l’obsidienne a probablement parcouru environ 1 000 kilomètres.

C’est la distance parcourue par ces pointes de flèche.
Mais bien sûr, les pointes de flèche ne marchent pas. Elles ont été transportées de main à main par le peuple Jomon.
Qu'est-ce que cela signifie?

Même les outils de pierre, même si leur implication humaine semble faible, sont infusés de chaleur humaine et de passion. Il y avait une très forte passion. Après tout, l'obsidienne a fait le trajet de Nagano à Hokkaido. Qui étaient ces personnes impliquées dans le voyage de l'obsidienne? Je ne pouvais pas commencer à me l'imaginer.

Cela m'a convaincu de suivre le chemin de l’obsidienne qui avait tant fasciné le peuple Jomon en me rendant à Nagano, la préfecture qui abrite le célèbre "ciel étoilé" des hauts plateaux centraux, puis à Yamanashi.



Mme Akiko Konda est écrivaine. La vue des figurines d'argile de Kanonji Honma à Kashihara dans la préfecture de Nara l'a incitée à visiter des musées et des sites archéologiques de plusieurs localités et à lancer une recherche continue sur les figurines d'argile. Mme Konda a fait un travail consistant sur la présentation des biens culturels de plusieurs localités dans un langage facile d'accès. Elle a également tenu des exposés sur les traits attirants des biens culturels via des interventions à la télévision et à la radio, en participant à des débats, etc.

Parmi ses livres, on peut citer : « Hajimete no Dogu (Initiation aux figurines d'argile) » (2014/Éditions Sekai Bunka), « Nippon Zenkoku Dogu Techo (Manuel sur les figurines d'argile au Japon) » (2015/Éditions Sekai Bunka), « Tokimeku Jomon Zukan (Livre illustré amusant sur la période Jomon) » (2016/Éditions Yama-kei), « Dogu no Riaru (Le véritable monde des figurines d'argile) » (2017/Yamakawa Shuppansha), « Shirarezaru Jomon Raifu (Faits peu connus sur la vie durant la période Jomon) » (2017/Seibundo Shinkosha), « Dogu-kai e Yokoso – Jomon no Bi no Uchu (Bienvenue dans le monde des figurines d'argile) » (2017/Yamakawa Shuppansha), et les livres co-rédigés « Omoshiro Nazotoki "Jomon" no Himitsu (Résolution amusante de mystère : les secrets de la période Jomon) » (2018/Shogakukan), et « Oru Dogu-chan (Personnages de figurines d'argile par pliage de papier) » (2018/Imprimerie Asahi).
TOP